Les objets saisis à l’Aéroport de Montréal financent des soins palliatifs (vidéo)

(98,5 FM) – Vous vous présentez au contrôle de sécurité à l’aéroport et vous avez dans votre bagage de cabine un objet interdit à bord et on vous les confisque.

Il se peut que cet objet serve à financer la Maison Victor-Gadbois qui, depuis 25 ans, accueille gratuitement en résidence des cancéreux en phase terminale ou des gens en traitement d’un cancer incurable en clinique de jour.

Catherine Gaudreau s’est entretenu, dimanche matin à Week-end extra avec Mélanie Marsolais directrice générale de la Maison Victor-Gadbois.

L’organisme a besoin d’un budget annuel de 3,5 millions pour offrir gratuitement sa palette de services aux malades du cancer. Le gouvernement assure un peu plus du tiers de ce budget

«Il faut aller chercher, par toutes sortes de façons originales, du financement pour combler le restant, a expliqué Mme Marsolais. Les articles de l’aéroport c’est via un de nos bénévoles, membre de la GRC, qui nous a mis en liens avec l’Aéroport de Montréal qui nous a dirigés vers les gens de la sécurité.»

Tous les mois, la sécurité de l’Aéroport de Montréal les appelle pour qu’ils viennent chercher le matériel soit entre 6,000 et 7,000 objets. Toutefois tout ce qui est liquide, parfum, crème solaire, produits corporels, etc. est détruit.

Par contre tout ce qui peut être remis en circulation est accepté.

«Ça peut être des ciseaux, des petits couteaux, des canifs, des outils, coupes cigare, tire-bouchons et bien d’autres a-t-elle énuméré. On est privilégié. On est le seul organisme à qui ils remettent ces objets, depuis une dizaine d’années. On a toutes sortes de petits trésors qui ne nous coûtent rien.»

Évidemment parmi toutes ces choses il se glisse parfois des objets étonnants ou farfelus.

«On a par exemple un haltère de 20 livres, a raconté Mélanie Marsolais. On ne peut pas s’imaginer que les gens voyagent avec leur mixeur ou leur mélangeur à main. Dernièrement on a eu des lames de patins, des bâtons de baseball.»

De nombreux collectionneurs ou encore des amateurs de marché aux puces suivent régulièrement les sorties de l’organisme.

«C’est sûr qu’on a des collectionneurs qui nous suivent, raconte Mme Marsolais. On a des marques comme les canifs suisses Victorinox, on a des couteaux Opinel, des outils Lederman. Il y en parfois de grande valeur, comme des couteaux Laguiole. Comme ce sont des objets interdits à bord de l’avion, ils ont été saisis.»

En échange d’un petit don, ces objets sont vendus, lors d’évènements inscrits au calendrier des activités de financement de la Maison Victor-Gadbois.

Pour en connaître les dates, il faut aller sur le site de la Maison Victor-Gadbois au maisonvictor-gadbois.com/activites.

Publié par Jacques Thériault pour 98,5 fm le dimanche 06 août 2017 à 12h30. Modifié à 12h49.